Résumés des articles 2005

Les Dossiers de Protéines à la >une<

Alzheimer : quand la personnalité s’égare
décembre 2005
Forme de démence la plus fréquente chez les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer a de quoi dérouter la communauté scientifique. Et pour cause. Son origine demeure une inconnue. Si on peut actuellement amoindrir certains symptômes, on ne peut encore enrayer le développement de la maladie. Il se pourrait bien que prochainement l’on assiste à de nouvelles avancées thérapeutiques. Les différents médicaments disponibles semblent être dirigés contre une seule et même cible : les protéines. La protéine amyloïde-β occupe certes le devant de la scène, pourtant elle est loin d’être la seule responsable du scénario fatal de la maladie d’Alzheimer. [PDF] [english]

Références vers UniProtKB/Swiss-Prot

  • Amyloid beta A4 protein [Precursor], Homo sapiens (humain): P05067
  • Presenilin-1, Homo sapiens (humain): P49768
  • Microtubule-associated protein tau, Homo sapiens (humain): P10636
  • Apolipoprotein E [Precursor], Homo sapiens (humain): P02649
In vino veritas
octobre 2005
"Le vin réjouit le cœur de l’homme" chantait le psalmiste. Aujourd’hui encore nombre d’amateurs lèvent leurs verres avec joie, et pourtant… Notre psalmiste ne prenait pas le volant après ses joyeuses libations et sa courte espérance de vie ne l’incitait pas à se préoccuper des effets à long terme de l’abus d’alcool. En 2004, environ un tiers des accidents mortels sur les routes suisses étaient liés à la conduite en état d’ébriété. De plus, l’alcool affecte le fonctionnement d’organes vitaux, depuis le foie jusqu’au cerveau, soit de manière globale, soit en agissant sur des protéines précises. L’identification de ces protéines-cibles a ouvert un nouveau champ d’investigations: celui des prédispositions génétiques aux méfaits de l’alcool. Il y a 2'500 ans déjà, Hippocrate recommandait à ses patients de boire du vin, "une chose merveilleusement appropriée à l'homme", à condition que ce soit "avec à propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle". Aujourd’hui, ce conseil est toujours d’actualité ! [PDF] [english]

Références vers UniProtKB/Swiss-Prot

  • Vasopressin-neurophysin 2-copeptin, Homo sapiens (humain): P01185
  • Alcohol dehydrogenase class II pi chain, Homo sapiens (humain): P08319
  • Alcohol dehydrogenase beta chain (ADH1B), Homo sapiens (humain): P00325
  • Aldehyde dehydrogenase, mitochondrial (ALDH2), Homo sapiens (humain): P05091
  • Cytochrome P450 2E1, Homo sapiens (humain): P05181
  • Gamma-aminobutyric-acid receptor gamma-3 subunit, Homo sapiens (humain): Q99928
Un Prix Nobel pour le flair de deux savants
mai 2005
Ce n’était probablement pas pour rien que le géant Tyrannosaure était l’un des dinosaures les plus redoutés. La taille démesurée de son système olfactif le dotait d’une arme redoutable. De nos jours, l’humain n’a ni prédateur, ni proie à détecter à des kilomètres à la ronde. Avoir du flair ne semble plus être de première nécessité. Et pourtant, lorsque deux chercheurs américains, Linda Buck et Richard Axel, ont entrepris l’étude des récepteurs olfactifs, ils ont eu du nez ! La découverte de la plus grande famille de gènes connue à ce jour a été récompensée par le Prix Nobel 2004 de Physiologie et de Médecine. [PDF] [english]

Références vers UniProtKB/Swiss-Prot

  • Olfactory receptor 41, Rattus Norvegicus (rat): P23269
  • Olfactory receptor-like protein F3, Rattus norvegicus (rat): P23265
  • Olfactory receptor-like protein F5, Rattus norvegicus (rat): P23266
  • Olfactory receptor-like protein F6, Rattus norvegicus (rat): P23267
  • Olfactory receptor-like protein F12, Rattus norvegicus (rat): P23268
  • Olfactory receptor 10A1, Homo sapiens (humain): O95223
  • Olfactory receptor 10A3, Homo sapiens (humain): P58181
  • Olfactory receptor 10A4, Homo sapiens (humain): Q9H209
  • Olfactory receptor 10A5, Homo sapiens (humain): Q9H207
  • Olfactory receptor 10A6, Homo sapiens (humain): Q8NH74


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